Pour une mobilité fluide et durable
Le 27 septembre 2020, nous votons pour réviser le principe de la compensation du stationnement.
Aujourd’hui, lors du réaménagement de n’importe quelle route, chaque place de stationnement enlevée doit être remplacée. Cette contrainte empêche la réalisation de nombreux projets de mobilité: élargissements de trottoirs, pistes cyclables, voies de bus et espaces pour fluidifier le trafic. Avec cette nouvelle loi, les critères seront plus flexibles (voir onglet «La compensation c’est quoi?» ) et permettront ainsi de construire les aménagements dont notre canton a besoin pour fluidifier sa mobilité pour les piétons, les cyclistes et les automobilistes.

Une meilleure sécurité pour toutes et tous
En permettant la réalisation d’infrastructures de qualité, par exemple des trottoirs agrandis ou la séparation des flux entre voitures et cyclistes, cette nouvelle loi va accroître la sécurité de toutes et tous, notamment des seniors, des personnes à mobilité réduite et des enfants.
En pacifiant le centre-ville, cette réforme réduit le bruit et la pollution de l’air. C’est également une façon de répondre, enfin, à la loi sur la mobilité cohérente et équilibrée votée en 2016 par la population qui demande que le centre-ville s’adapte à la mobilité durable.

Soutenue par une large alliance
La révision de la loi est le fruit d’un solide compromis politique, allant d’Ensemble à Gauche au PLR. Elle est soutenue par une grande coalition, qui comprend des associations, les milieux environnementaux, des mouvements d’habitants et les partis politiques. Il s’agit d’une réunion pragmatique des forces en présence, toutes convaincus que cette révision permettra une amélioration des aménagements dédiés aux différents modes de déplacements, pour le bénéfice de toute la population genevoise.

Une loi pour accompagner le Léman Express
Avec l’arrivée du Léman Express en décembre 2019, la carte de la mobilité a été redessinée à Genève. Cette nouvelle colonne vertébrale du réseau ferroviaire doit être accompagnée de mesures fortes pour permettre un report d’une partie du trafic individuel motorisé vers les transports publics.
Le stationnement est une pièce importante de ce dispositif: disposer d’une place de parc sur la destination choisie influence de façon significative l’utilisation, ou non, de la voiture. Avec cette révision de la loi, le but est d’avoir moins de véhicules ventouses dans les rues genevoises. C’est aussi une façon de faciliter le quotidien de toute une série de professions (livreurs, artisans, indépendants du centre-ville, et beaucoup d’autres métiers indispensable à notre économie) dont l’activité est freinée par la trop grande densité du trafic routier.
La compensation du stationnement, kesako?
Mis en place avec l’acceptation de la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE), votée en 2016, ce principe induit qu’à chaque suppression d’une place de stationnement, par exemple lors de la création d’une piste cyclable ou l’agrandissement d’un trottoir, chaque place doit être compensée, par exemple en étant recréée ailleurs et en surface, ou identifiée dans un parking existant proche sous-utilisé. En l’état, chaque année, un maximum de 111 places (soit 0,5% du nombre de places de parc existante) peut être compensé de la sorte.

Ce qui change avec la révision de la loi
- La part des places de parking qui peuvent être compensées passe de 0,5% à 2% soit de 111 places à 444 places par année.
- Plus de parkings sont éligibles pour offrir des places pour la compensation (30 au lieu de 6 actuellement). Aujourd’hui, il faut qu’un parking soit rempli à 80% pendant moins de 20 jours par année pour qu’il soit éligible. Avec la révision, il faut qu’il soit plein pendant moins de 50 jours par année, ce qui rend éligible à la compensation tous les parkings.
- Pour avoir le « droit » d’être compensé, la LMCE indique que la suppression d’une place de parking doit avoir pour effet d’améliorer la sécurité et la fluidité du trafic. Avec la révision, cette suppression doit améliorer la sécurité OU la fluidité du trafic, ce qui augmente le nombre de place pouvant être éligibles.

Le résultat? Avec la révision de la loi, au lieu d’attendre 28 ans pour réaliser tous les projets en cours soumis à cette compensation, il suffira de 5 ans!
Une avancée majeure pour la population genevoise et de tous les usagers de la route.
Soutien
Comité de soutien